Défaites en demi-finale de l'Euro cadettes 2009 par la Belgique, l'équipe de France des moins de 17 ans nourrissait un sentiment de revanche au moment d'affronter ces mêmes adversaires à stade du Mondial 2010. Dès l'entame, les tricolores annoncent la couleur et compte déjà un petit matelas après 10 minutes (17-10). Mais les Belges sont bien présentes et profitent d'un passage à vide des basketteuses de l'Hexagone pour passer en tête (20-21). Malgré cela, les coéquipières de Margaux Galliou-Loko ne relâchent pas la pression et son récompensées avant la mi-temps (29-25).
A la reprise, les Bleuettes remettent un coup de collier pour augmenter leur avance. Le troisième quart-temps est bouclé sur le score de (46-38). La France se doit alors de gérer son avance, devant un public tout acquis à sa cause. Mais comme pour que la victoire n'en soit que plus belle, les joueuses tricolores se font une grosse frayeur dans le money-time. A cinq minutes du terme, la Belgique n'est plus qu'à trois longueurs. Pendant une minute, la salle retient son souffle, mais les Françaises reprennent leur marche en avant pour même compter jusqu'à 11 points d'avance. Au buzzer, la France l'emporte (59-49).
Un match majuscule pour Epoupa
D'un point de vue individuel, il s'agit d'un match de tout premier ordre pour Olivia Epoupa, meilleure marqueuse (18) et meilleure rebondeuse (11). Dans son sillage, Christelle Diallo s'est fendu de 16 points. A noter également l'apport défensif non négligeable de Jodie Cornelie (6 rebonds et 4 contres !). Mais plus que des individualités, l'entraîneur français Arnaud Guppillotte retiendra probablement le collectif : "Nous avons joué avec du cœur tout en sachant que la Belgique joue très bien au basket. Nous savions qu'il fallait casser toutes les relations pour empêcher le jeu de passe et le collectif offensif belges se développer. Nous avons réussi à hausser le niveau de jeu. Nous avons également joué sur l'émotion, nous avons joué en France, il y avait cette histoire de revanche. Nous nous sommes appropriés l'ambiance pour faire oublier la fatigue aux joueuses. Nous n'avons pas toujours joué très juste. Je suis très heureux pour les filles car c'est une compétition en France, nous voulons aller jusqu'au bout, une finale ne se joue pas, elle se gagne. Ce ne sera pas simple".
« Impossible n'est pas français »
Pour cette finale, la France est en effet loin de partir favorite, l'affiche au sommet oppose les Bleuettes aux Etats-Unis. Lors du tout premier match de la compétition, les deux équipes avaient déjà croisé le fer, pour une défaite tricolore (70-45). Les Américaines ont ensuite continué sur la même dynamique en remportant tous leurs matchs sans exception. La seule autre équipe à avoir battu les Françaises, la Turquie, a cédé (84-55). Les autres n'ont pas vu le jour : la Russie (82-38), le Japon (133-71) et le Canada (114-57). En quart de finale, l'Espagne a concédé près de 30 points d'écart. La demi-finale disputé ce samedi, contre la Chine, n'a pas dérogé à la règle (97-74).
L'équipe de France est donc face à un authentique exploit ce dimanche, à 17h30. Mais le public toulousain sera une nouvelle fois présent en nombre pour soutenir ses Bleuettes. Et comme le dit Arnaud Guppillotte : "impossible n'est pas français".












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