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Les De Coligny, l'aérostation pour la vie


30 octobre 2008

Membres des côtes roannaises, Brigitte de Coligny et sa fille Laure ont très gentiment accepté de nous parler de leur passion : Les sorties en montgolfières. Un loisir qui leur permet de mettre entre parenthèse une vie quotidienne parfois éprouvante. Nous n'avons pas pu avoir des photos de la famille.

Chez les De Coligny, les montgolfières sont leurs planisphères.

Brigitte pilote : "Tout est partie d'un défi"

Bernard, son mari, est pilote d'avion. Un jour, il a voulu passer son brevet de pilote. Il a commencé à voler."Je l'accompagnais. J'ai pris goût aux voyages en ballon" explique Brigitte de Coligny. Tout est parti d'un petit défit. "Si tu passes ton brevet de pilote, je fais de même" ajoute-t-elle. Aussitôt dit Aussitôt fait ou presque Avant de devenir pilote, il faut sacrifier à certaines règles :

- être équipières en compétition.

- accumuler 50 heures de vol en tant que commandant.

Laure, sa fille, est la plus jeune détentrice du précieux sésame de pilote de France. Ella l'a obtenu dès l'age de 18 ans. Il faut dire que le monde des ballons à air, elle y est tombé dedans petite. Dès 10 ans, elle accompagne ses parents. dans les cieux.Les séjours mongolfièriques amènent un dépaysement total et d'oublier les soucis du quotidien.

Voler pour se ressourcer

Les vols se déroulent assez tôt vers 6 heures du matin et durent 3 heures. En plaine "on peut atteindre une altitude de 4000 mètres car on a pas besoin de bouteille à oxygène"précise madame de Coligny.
Assistante sociale pour personnes en situation de handicap, elle insiste sur le fait que l'aérostation lui permet de "décompresser". "C'est un dépaysement total, on a l'impression d'être hors du monde" Laure abonde dans le même sens. Etudiante à Paris, elle perçoit l'aérostation comme un moyen de se ressourcer. Pourquoi ? "Parce qu'on survole que très rarement de grande villes". Elle retourne chez ses parents dès qu'elle le peut.

De la nacelle on voit vraiment la planète autrement. "Le 1er janvier 2008, nous avons survolé le lac de joug gelé en Suisse sur 4 kilomètres à 50 centimètres de la glace. Il y avait un magnifique coucher de soleil. Notre nacelle se reflétait sur l'eau, c'était magnifique !"raconte Brigitte.

Les excursions en ballon donnent aussi la possibilité de rencontrer beaucoup de gens. On ne peut pas vraiment contrôler les vents. On rencontre souvent des inconnus, pour des échanges très enrichissants humainement.

Voler pour échanger

Même en compétition, l'ambiance reste bon enfant, marquée par la convivialité. Souvent les balloniens demeurent très bien accueillis par les habitants des lieux où ils atterrissent. Le partage d'une bonne bouteille autour d'un repas, est assez fréquent. Un stage va avoir lieu du 26 juillet au 2 août entre de jeunes mongolfiers allemands et leurs homologues tricolores Cette année, le rendez- vous est fixé en terre germanique. Laure y sera.

Fabrice Glorieux.

Par Fabrice Glorieux le 17 novembre 2009, 23:50

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